10 mesures défavorables aux salariés en 2026

Article rédigé par Anne-Lise Castell
Publié le 28 juillet 2026

Payer pour saisir le conseil de prud'hommes, être imposé quand on reçoit une médaille de travail avec gratification ou encore être indemnisé moins longtemps au chômage quand le départ se fait via une rupture conventionnelle : voilà quelques exemples de nouveautés 2026 qui ne sont pas des bonnes nouvelles pour les salariés…

1/ La saisine payante du conseil de prud’hommes

Pour toute instance introduite à compter du 1er mars 2026 devant un tribunal judiciaire ou un conseil des prud’homme, un droit de timbre de 50 euros s’applique sauf exceptions.

Voir notre article Conseil de prud’hommes : une saisine payante 

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2/ La fin de l’exonération d’impôt sur les médailles du travail

La loi de finances 2026 a supprimé l’exonération d’impôt sur le revenu sur les gratifications allouées aux vieux travailleurs à l’occasion de la médaille d’honneur du travail. L’exonération sociale va quant à elle disparaître en 2027.

Voir notre article Médailles du travail : droit du salarié et avantages sociaux et fiscaux 

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3/ Une indemnisation au chômage moins longue en cas de rupture conventionnelle

Dès le 1er septembre 2026, les salariés vont connaître une réduction des droits à chômage après la signature d’une rupture conventionnelle.

La durée maximale d’indemnisation va ainsi passer à : 

  • 15 mois au lieu de 18 (20 mois pour les allocataires résidant en outre-mer, hors Mayotte) pour les allocataires âgés de moins de 55 ans ;
  • 20,5 mois au lieu de 22,5 ou 27 mois (30 mois pour les allocataires résidant en outre-mer, hors Mayotte) pour les allocataires âgés de 55 ans et plus.

Voir notre article Rupture conventionnelle et différé d’indemnisation chômage : comment ça marche en 2026 ? 

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4/ Plus d’aide au permis de conduire quand on est apprenti

Les apprentis pouvaient obtenir une aide de 500 euros pour passer leur permis B. Cette aide est supprimée depuis le 21 février 2026.

Voir notre article Apprentis : suppression de l’aide au permis de conduire

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5/ Moins de droits concernant le CPF

Interdiction d’utiliser son CPF pour passer son permis de conduire sauf lorsqu’on est demandeur d’emploi ou qu’on bénéficie d’un financement par un tiers, plafonnement des droits pour un bilan de compétences ou encore forte augmentation du reste à charge : il y a eu beaucoup de nouveautés en 2026 concernant le compte personnel de formation malheureusement peu favorables aux salariés…

Voir notre article CPF : 8 actualités 2026

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6/ L’obligation de passer ses examens en cas d’utilisation du CPF

Une absence injustifiée aux examens du CPF va obliger le titulaire du CPF à prendre en charge tout le coût de la formation.

Voir notre article CPF : obligation de passer son examen au risque de rembourser

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7/ La possibilité de subir une contre-visite médicale en Alsace-Moselle

Les salariés en arrêt maladie ne pouvaient pas être contrôlés en Alsace-Moselle. Mais la règle a changé au mois de juin. Voir notre article Loi relative à la lutte contre la fraude sociale : 5 nouveautés en santé-sécurité au travail

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8/ Impossibilité de renouveler son arrêt une seconde fois via la télémédecine

Un seul renouvellement est désormais admis avec la téléconsultation. La durée totale d’un arrêt de travail prescrit par télémédecine est limitée à 3 jours maximum (période initiale + renouvellement).

Voir notre article Loi relative à la lutte contre la fraude sociale : 5 nouveautés en santé-sécurité au travail

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9/ Une limite à l’indemnisation en cas d’AT-MP en 2027

En cas d'arrêt de travail faisant suite à un accident de travail ou une maladie professionnelle, l'indemnité journalière servie à la victime va être limitée à 4 ans. Cela vaut pour les sinistres intervenus à compter du 1er janvier 2027.

Voir notre article AT-MP : durée maximale d’indemnisation en 2027

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10/ Une durée limitée pour chaque prescription d’arrêt de travail

A partir du 1er septembre 2026, un arrêt de travail ne doit en principe pas dépasser :

  • 31 jours pour une première prescription ;
  • 62 jours en cas de prolongation de prescription.

Voir notre article Arrêts maladie : une durée maximale de 31 jours à partir du 1er septembre 2026 

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Références
  • Loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, JO du 26
  • Arrêté du 19 juin 2026 portant agrément des dispositions de l'avenant n° 2 du 10 avril 2026 modifiant la convention du 15 novembre 2024 relative à l'assurance chômage, le règlement général annexé à la convention du 15 novembre 2024, l'accord d'application n° 1 et les annexes, JO du 23
  • Décret n° 2026-499 du 12 juin 2026 relatif à la durée de renouvellement d'un arrêt de travail à compter de laquelle le prescripteur peut saisir l'avis du service du contrôle médical, JO du 13
  • Décret n° 2026-498 du 12 juin 2026 relatif au plafonnement de la durée des arrêts de travail donnant lieu au versement d'indemnités journalières, JO du 13
  • Loi  n° 2026-470 du 11 juin 2026 portant transposition de l'avenant n° 3 du 25 février 2026 au protocole d'accord du 10 novembre 2023 relatif à l'Assurance chômage, JO du 12
  • Communiqué du BOSS du 10 avril 2026 sur la médaille du travail
  • Décret n° 2026-250 du 7 avril 2026 relatif à la contribution pour l'aide juridique, JO du 8
  • Actualité service public, Une nouvelle contribution pour saisir la justice, 2 mars 2026
  • Loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, JO du 20

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