La Cour de cassation vient de juger que le droit d’alerte ne peut pas être exercé pour un salarié qui ne fait plus partie des effectifs de l'entreprise.
Un rapport de la Cour de cassation nous donne aussi des exemples de situations dans lesquelles l'exercice, par le CSE, du droit d’alerte en cas d’atteinte aux droits des personnes a été validé ou au contraire rejeté.
Le droit d'alerte en cas d’atteinte aux droits des personnes est défini à l’article L. 2312-59 du Code du travail. Il est assez large puisqu’il concerne une atteinte :
Cela recouvre une grande variété de situations. L'article L.2312-59 du code du travail donne quelques exemples sans être exhaustif. Il peut ainsi s'agir :
Dans tous les cas, il faut une atteinte directe à des droits ou à des libertés individuelles et l’action judiciaire a pour objet de la faire cesser.
La Cour de cassation vient de juger que le CSE ne peut invoquer, au titre de ce droit d'alerte, une atteinte aux droits d'un salarié qui ne fait plus partie des effectifs de l'entreprise au jour de la saisine de la juridiction.
Ici il s’agissait d’une salariée licenciée. La lettre de licenciement de la salariée avait été envoyée le 1er février 2023 et le tampon de la poste ne précisait pas l'heure d'envoi de cette lettre ; les membres du comité avaient saisi le conseil de prud'hommes par requête également le 1er février 2023, sans que le tampon apposé par le greffe ne mentionne l'heure de réception de cette requête.
Conclusion : il n'était pas établi que lorsque la juridiction a été saisie, le licenciement pour faute grave de la salariée était effectif et par conséquent que celle-ci ne faisait plus partie des effectifs de l'entreprise. C’était juste pour le CSE ! Mais l’employeur a été condamné à déclencher une enquête.
Un rapport de la Cour de cassation cite plusieurs affaires où le droit d’alerte ne pouvait pas être utilisé. Signalons d’emblée que ces affaires ont été rendues avant la mise en place du CSE mais sont parfaitement transposables.
Le droit d’alerte ne peut ainsi pas être exercé pour :
Un rapport de la Cour de cassation cite plusieurs affaires où le droit d’alerte ne pouvait pas être utilisé. Signalons d’emblée que ces affaires ont été rendues avant la mise en place du CSE mais sont parfaitement transposables.
Le droit d’alerte ne peut ainsi pas être exercé pour :
le rapport de la Cour de cassation a été rendu à l’occasion d’une affaire où le droit d’alerte a aussi été écarté dans le cas de l’absence de BDESE (voir notre article Absence de BDESE : ce n’est pas un motif valable pour exercer une alerte d’atteinte aux droits des personnes).
Voici maintenant des exemples dans lesquels les élus ont bien pu utiliser leur droit d’alerte :
Vous avez des problématiques particulières dans votre entreprise et vous envisagez d’exercer un droit d’alerte ? Ou de recourir à une expertise ? Qiiro peut vous accompagner sur ces sujets.
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