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Imposition SARL : tout savoir sur la fiscalité de ce statut
FICHE PRATIQUE

Imposition SARL : tout savoir sur la fiscalité de ce statut

Vous êtes au bon endroit pour tout savoir !

La fiscalité de la SARL est un régime complexe. Pour y voir plus clair, QIIRO vous a préparé un guide explicatif, qui détaille les subtilités de la fiscalité d’une société à responsabilité limitée.


Vous y trouverez des informations sur le régime fiscal de la SARL (IS, IR, etc.), ainsi que sur l’assujettissement à la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée).

Statuts SARL

En cas de besoin, vous pouvez contacter notre équipe de juriste par téléphone ou tchat. Nous nous ferons un plaisir de répondre à vos questions.

Pour étendre votre vision de la SARL, n’hésitez pas à consulter notre fiche sur tout savoir sur la SARL.

Le régime fiscal de la SARL

La SARL donne une option quant au régime fiscal : il est possible d’être assujetti soit à l’IS (impôt sur les sociétés), soit à l’IR (impôt sur le revenu). Par ailleurs, la SARL de famille bénéficie d’un régime particulier.

L’impôt sur les sociétés (IS)

De base, les bénéfices réalisés par la SARL sont imposés à l’IS. Ce n’est pas au niveau des associés que le résultat est imposé, mais directement au niveau de la société.


C’est uniquement lorsqu’ils perçoivent des dividendes ou des rémunérations que les associés sont imposés personnellement.


Comment est calculé l’impôt sur les sociétés ?


L’impôt sur les sociétés connaît plusieurs taux, qui varient en fonction du CA (chiffre d’affaire) de la SARL.


Le taux de l’IS pour les SARL est comme suit :


  • Pour les sociétés dont le CA (chiffre d’affaires) est inférieur à 7,63 M€ et dont le capital social est entièrement libéré et détenu à 75 % par des personnes physiques, le taux est de :

- 15% pour les bénéfices compris entre 0 € et 38.120€ (apprécié sur une période de 12 mois) ;

- 28% pour les bénéfices compris entre 38.120€ et 500.000 € ;

- 31% pour les bénéfices supérieures à 500.000 €.


  • Pour les sociétés dont le CA (chiffre d’affaires) est supérieur à 7,63 M€, le taux est de :

- 28% pour les bénéfices compris entre 0€ et 500.000€ ;

- 33,1/3% pour les bénéfices supérieurs à 500.000€.


De plus, le taux de l’IS devrait encore baisser, à 25% d’ici 2022.


À la fin de l’exercice social, le gérant doit établir un relevé de solde d’IS afin de payer l’impôt sur les sociétés. Si l’impôt excède 3.000€, des acomptes d’IS pourront être réclamés en cours d’exercice.


✍    BON À SAVOIR
Le régime de l’IS permet aux gérants de déduire leur rémunération du bénéfice imposable.


L’impôt sur le revenu

Le gérant de SARL peut aussi opter pour le régime de l’IR, sous certaines conditions.


Quelles sont les conditions pour pouvoir choisir l’impôt sur le revenu ?


Pour opter pour le régime de l’IR, la SARL doit remplir certains critères :


  • Exercer à titre principal une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale (sont exclus les activités de gestion de son propre patrimoine mobilier ou immobilier) ;
  • La SARL doit avoir moins de 5 ans d’existence à la date d’ouverture du premier exercice pour lequel l’option est demandée ;
  • Le capital social doit être détenu à 50% au moins par des personnes physiques, et le gérant doit détenir au moins 34% du capital social ;
  • La SARL rentre dans le définition de la TPE (Très petite entreprise) au sens du communautaire : en d’autres termes, la SARL doit employer moins de 50 personnes, et avoir un CA (chiffre d’affaires) ou un bilan inférieur à 10 M€ ;
  • L’accord des associés : pour opter pour le régime des sociétés de personnes (IR), il est nécessaire de recueillir l’accord de l’ensemble des associés, dans les 3 premiers mois de l’exercice auquel on souhaite que l’IR s’applique. Elle doit être notifié au service des impôts.


Ce régime est temporaire : la SARL ne pourra en bénéficier que pour une durée de 5 ans (5 exercices). Toutefois, il est possible d’être assujetti moins de 5 ans à l’IR, en mettant fin à l’option choisie.


Comment fonctionne le régime de l’impôt sur le revenu ?


L’imposition n’est pas réalisée au niveau de la société, mais directement au niveau des associés.


Dans une SARL, les bénéfices sont versés aux associés proportionnellement aux parts sociales détenues, sauf si les statuts décident du contraire.


Ils ne sont pas tout de suite imposés : c’est seulement au moment où les associés perçoivent leur revenu que s’appliquera l’impôt. Ainsi, les BIC (Bénéfices industriels ou commerciaux) et les BNC (Bénéfices non commerciaux) ne sont imposés que par la suite.


En d’autres termes, les bénéfices distribués sont directement imposés entre les mains des associés. Ils sont soumis à l’impôt sur le revenu, sans subir la taxation des dividendes.


✍    BON À SAVOIR
Lorsque l’on opte pour le régime d’une société de personne, et que l’on choisit d’y renoncer par la suite, ce choix est irrévocable. Il ne sera plus possible de d’assujettir la SARL à l’impôt sur le revenu.


Vous souhaitez créer une SARL ? Consultez maintenant notre guide sur la création de SARL. Vous pouvez également télécharger directement nos statuts SARL afin de créer plus sûrement et rapidement votre entreprise. Au besoin, notre équipe se fera un plaisir de répondre à l’ensemble de vos interrogations par tchat ou téléphone.


Comment choisir entre le régime des sociétés commerciales et celui des sociétés de personnes ?

L’impôt sur les sociétés


Ce régime est intéressant lorsque l’on souhaite concentrer l’imposition du résultat sur l’entreprise.


De plus, cette option permet d’éviter l’effet néfaste de l’IR sur le revenu du foyer fiscal. En effet, les revenus peuvent être imposés au PFU (prélèvement forfaitaire unique) de 30% ou bien au barème progressif de l’IR. Lorsque les revenus sont suffisamment importants et imposés au barème progressif, le foyer fiscal (soumis à l’IR) sera taxé à hauteur de 45%. A contrario, le taux d’IS étant de 15% puis 28%, il apparaît à l’évidence que le régime de l’IR n’est plus intéressant à partir d’un certain niveau.


Par conséquent, lorsque les revenus de la SARL sont importants, le choix de la taxation à l’IR devient moins intéressant. 


Il revient aux dirigeants (personnes physiques) d’anticiper la taxation des résultats.


L’impôt sur le revenu

Les associés peuvent également opter pour l’IR.


Pourquoi choisir l’IR ?


En choisissant l’IR, vous avez 2 avantages principaux.


  1. La prise en compte du résultat de la société dans le revenu imposable des associés de la SARL de famille


En choisissant le régime de l’IR, cela vous permet de prendre en compte le résultat réalisé dans le calcul du revenu global imposable de chaque associé, et ce à proportion du pourcentage du capital social qu’ils détiennent. C’est le premier avantage.

Ainsi, en cas de bénéfice, la quote-part revenant à chaque associé est incluse dans le revenu imposable, même si le bénéfice réalisé n’est pas distribuée. Par conséquent, le bénéfice n’est pas doublement imposé dans une SARL de famille (pas de première imposition au titre de la société).

En cas de déficit, la quote-part revenant à chaque associé est amputée du revenu imposable.

  1. Les exonérations fiscales des plus-values professionnelles sur les cessions de parts sociales de la SARL soumise à l’IR

Le second avantage du régime de société de personne est qu’en cas de plus-value professionnelle résultant d’une cession de parts sociales, les associés peuvent bénéficier de dispositifs d’exonération d’impôt sur le revenu sous certaines conditions.

Pour en bénéficier, les associés doivent exercer une activité professionnelle dans la société depuis au moins 5 ans.

Il existe 4 dispositifs d’exonération :

  • L’exonération totale : en fonction des recettes réalisées, les associés peuvent bénéficier d’une exonération totale. Pour cela, les recettes annuelles doivent être égales ou inférieures à 250.000 € (pour livraisons de biens, vente à consommer sur place et prestations d’hébergement) ou 90.000 € (pour les prestations de services.

 

  • L’exonération partielle : en fonction des recettes réalisées, les associés peuvent bénéficier d’une exonération partielle. Pour cela, les recettes annuelles doivent être égales ou inférieures à 350.000 € (pour livraisons de biens, vente à consommer sur place et prestations d’hébergement) ou 126.000 € (pour les prestations de services.

 

  • L’exonération consécutive à un départ à la retraite : l’associé qui part à la retraite (c’est-à-dire qui procède à une cession à titre onéreux et de plein droit de la totalité des parts sociales) peut bénéficier d’une exonération totale. Pour cela, il doit respecter 4 conditions :

- L’entreprise cédée emploie moins de 250 salariés et réalise un CA (chiffre d’affaires) inférieur à 50 millions d’euros ou un total de bilan inférieur à 43 millions d’euros ;

- L’associé cédant a fait valoir ses droits à la retraite dans les 2 ans précédant ou suivant la cession ;

- L’associé cédant cesse toute fonction dans l’entreprise ;

- L’associé cédant ne détient pas directement ou indirectement plus de 50% des droits de votes, ou des droits dans les bénéfices sociaux de l’entreprise.

 

  • L’exonération consécutive à une cession de l’entreprise ou d’une branche d’activité de l’entreprise : l’exonération est totale lorsqu’elle porte sur une valeure inférieur ou égale à 300.000 € - l’exonération est partielle pour des valeurs comprises entre 300.000 et 500.000 €

Dans ce cas, la plus-value professionnelle réalisée est exonérée, sous 2 conditions :

  • La cession a été effectuée à titre onéreux ;
  • L’associé cédant ne détient pas directement indirectement plus de 50% des droits de votes, ou des droits dans les bénéfices sociaux de l’entreprise, ou n’exerce pas effectivement la direction de l’entreprise cessionnaire.

 

Enfin, il est possible de choisir ce régime lorsque la société est en déficit, afin d’imputer directement sur les revenus imposables de chaque associé, au prorata de leur détention.

 

Le cas de la SARL de famille

La SARL familiale permet d’opter aussi pour le régime de l’impôt sur le revenu. C’est un modèle intéressant pour ceux qui souhaitent être assujettis à l’IR constamment, et pas seulement temporairement.


Elle se différencie également de la SARL classique, de la SAS (Société par actions simplifiée) et de la SASU (Société par actions simplifiée unipersonnelle), dans la mesure où les associés peuvent opter pour le régime de l’IR sans limitation de durée. 


À l’inverse, dans ces autres entreprises, les associés ne peuvent opter pour l’IR que pendant une période limitée (5 ans), et sous certaines conditions comme vu précédemment.


Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre guide sur la SARL de famille : en cas de besoin, notre équipe répond à toutes vos questions par tchat ou téléphone.

L’assujettissement à la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée)

La SARL est soumise à la TVA. Il existe plusieurs régimes, détaillés ci-dessous.


La franchise en base de TVA

L’intérêt de la franchise en base de TVA est que la SARL peut ne pas facturer la TVA à ses clients. Celui lui permet d’être plus compétitive.


Pour bénéficier de ce régime, il convient de remplir les conditions suivantes :

  • Pour les entreprises de vente de biens, de restauration ou d’hébergement : ne pas dépasser un CAA HT (Chiffre d’affaire annuel hors taxes) de 82.800€ ;
  • Pour les entreprises de prestation de service : ne pas dépasser un CAA HT (Chiffre d’affaire annuel hors taxes) de 33.200€


De plus, il faut indiquer sur les factures la mention « TVA non-applicable en vertu de l’article 293B du CGI ».


✍    BON À SAVOIR
En contrepartie de l’absence de facturation au client, la société à responsabilité limitée devra payer la TVA sur les biens et services qu’elle achète pour le besoin de son activité, sans pouvoir la déduire.


Que se passe-t-il en cas de dépassement des seuils de CAA HT ?


Lorsque la SARL dépasse les limites de CAA HT (82.800 € pour les entreprises de vente de biens, de restauration ou d’hébergement - 33.200€ pour les entreprises de prestation de service), une tolérance est mise en place. Elles peuvent dépasser le seuil respectivement jusqu’à 91.000 € HT ou 35.200 € HT durant l’année suivante.


Si elle ne corrige pas ce dépassement l’année d’après, la société sera automatiquement soumise au régime réel simplifié.


Lorsque l’entreprise dépasse le seuil de tolérance, l’imposition au régime réel simplifié se fait automatiquement, dès le 1er jour du dépassement.


Le régime réel simplifié

Dans ce régime, le gérant de la SARL va récolter la TVA sur les ventes réalisées.


Le règlement de la TVA se fait une seule fois par an, avec les acomptes semestriels (qui sont dit alors régularisés).


Quelles sont les conditions pour bénéficier du régime réel simplifié ?


Pour que la SARL bénéficie de ce régime, elle doit remplir les conditions suivantes :

  • Pour les entreprises de vente de biens, de restauration ou d’hébergement : ne avoir un CAA HT (Chiffre d’affaire annuel hors taxes) inférieur à 789.000 € ;
  • Pour les entreprises de prestation de service : ne avoir un CAA HT (Chiffre d’affaire annuel hors taxes) inférieur à 238.000€


Là aussi, il y a des seuils de tolérances.


Lorsque la SARL dépasse les limites de CAA HT (789.000 € pour les entreprises de vente de biens, de restauration ou d’hébergement - 238.000 € pour les entreprises de prestation de service), une tolérance est mise en place. Elles peuvent dépasser le seuil respectivement jusqu’à 789.000 € HT ou 238.000 € HT durant l’année suivante.


Que se passe-t-il en cas de dépassement des seuils de tolérance du CAA HT ?


La SARL sera alors soumise au régime réel normal, dès le 1er jour du dépassement.


Quel est le montant des acomptes annuels ?


Le montant dépendra directement du montant de TVa que la SARL a versé l’année précédente.


Lorsque le montant est inférieure à 1.000€, la SARL n’a pas à payer d’acompte. Au-dessus de ce montant, elle a l’obligation de les régler.


Le régime réel normal

Le régime réel normal est plus strict en termes d’obligations.


La déclaration de TVA doit être effectuée mensuellement, et non annuellement.


Par ailleurs, il n’y a plus d’acompte : la SARL doit s’acquitter immédiatement du montant exigible de TVA.

Lorsque la TVA payée l’année précédente est inférieure à 4.000€, la déclaration peut être faite sur une base trimestrielle.


Vous exercez une activité agricole ? Consultez maintenant notre guide sur la SARL agricole.

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