Une proposition de loi prévoit de rendre obligatoire dans les CSE une commission environnement et de créer un droit à formation.
Partant du constat que la loi ne garantit aucun espace de discussion en entreprise dédié aux sujets écologiques, l’idée est de rendre la constitution d’une commission environnement obligatoire afin de garantir un espace dédié au dialogue social environnemental.
Cela concernerait les entreprises et les établissements distincts d’au moins 300 salariés.
Cette commission serait chargée d’étudier la stratégie et l’impact environnemental de l’entreprise au regard des limites planétaires. Elle pourrait consulter des parties prenantes externes à l’entreprise dans le cadre de ses travaux
Bon à savoir : on entend par “limites planétaires” le concept scientifique qui vise à définir un “espace de fonctionnement sûr pour l’humanité” qui repose sur l’évolution de neuf phénomènes complexes et interconnectés :
Une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement ou, à défaut, une convention ou un accord de branche, préciserait les modalités d’information et de consultation du CSE sur les thématiques environnementales.
Il existe aujourd’hui deux commissions obligatoires au sein des CSE, si les critères sont remplis : la commission SSCT et la commission des marchés. D’autres commissions s’imposent à partir d’un certain effectif (comme la commission économique) mais uniquement si aucun accord d’entreprise ne prévoit leur suppression. Pour tout savoir, vous pouvez consulter notre fiche guide Tout savoir sur les commissions du CSE.
La proposition de loi prévoit aussi de rendre obligatoire une formation pour les membres des commissions environnement.
Bon à savoir : selon l’exposé des motifs, seuls 15 % des élus CSE ont pu bénéficier d’une formation sur les sujets écologiques.
Les membres titulaires de cette commission bénéficieraient ainsi d’une formation pour acquérir les connaissances scientifiques, juridiques et techniques sur la protection des écosystèmes naturels et sur les limites planétaires. Cette formation, dont la durée ne peut être inférieure à 40 heures, débuterait dans les 4 mois qui suivent leur élection ou leur désignation.
Elle serait effectuée :
Un arrêté pris par le ministre chargé du travail pourrait compléter cette liste par d’autres établissements à but non lucratif répondant aux critères d’intérêt général et ayant compétence pour assurer des formations sur l’environnement.
Cette proposition de loi vient juste d’être déposée. Difficile donc pour le moment de savoir si elle a une chance de passer…
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