Le ministère du Travail vient de mettre à jour ses questions-réponses sur l’activité partielle pour tenir compte de l’impact de la crise au Moyen-Orient.
Les entreprises subissant des baisses d’activité liées indirectement aux conséquences du conflit en cours ne sont pas éligibles à l’activité partielle.
Par exemple, si la baisse est consécutive :
Le ministère du Travail cite deux cas de figure.
Elles peuvent bénéficier de l’activité partielle sur le motif « toute autre circonstance de caractère exceptionnel » dès lors :
Pour ce motif de recours, vous n’avez pas à être consulté au préalable. Mais votre consultation est bien obligatoire à partir de 50 salariés. Votre employeur doit le recueillir et l’adresser à l’autorité administrative dans un délai d’au plus 2 mois à compter du dépôt de la demande d’activité partielle
Votre avis peut être favorable ou défavorable à la mise en place de l’activité partielle mais n'empêchera pas l’employeur d’y procéder.
Bon à savoir : Si l’employeur ne vous consulte pas, il risque une suspension voire une perte des aides perçues. Vous devez aussi être informé à l’échéance de chaque autorisation des conditions dans lesquelles l’activité partielle a été mise en œuvre. En revanche, votre consultation ne s’impose pas en cas de changement dans le calendrier d'activité partielle. Voir notre article Activité partielle : l’employeur doit-il à nouveau consulter le CSE en cas de modification du calendrier ?
Elles peuvent bénéficier de l’activité partielle sur le motif « difficultés d’approvisionnement en matières premières et en énergie » dès lors :
Votre avis doit être communiqué avec la demande d’autorisation préalable d’activité partielle, pour les entreprises qui comptent au moins 50 salariés.
Le ministère du travail rappelle que l’activité partielle est étudiée au cas par cas par l’administration. Les entreprises doivent démontrer par tout moyen que leur activité est directement affectée par le conflit en cours.
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