RGPD et droit à l’oubli : une plainte à la CNIL possible

Article rédigé par Anne-Lise Castell
Publié le 15 septembre 2026

Si l’employeur ne respecte pas le droit à l’effacement des données personnelles, malgré une demande, il est possible de contacter la CNIL.

Droit à l’oubli : c’est quoi ?

L’article 17 du Règlement général sur la protection des données (RGPD) prévoit un droit à l’effacement ou « droit à l’oubli ».

Toute personne a ainsi le droit d'obtenir du responsable du traitement l'effacement, dans les meilleurs délais, de données à caractère personnel la concernant dès lors notamment :

  • que les données à caractère personnel ne sont plus nécessaires au regard des finalités pour lesquelles elles ont été collectées ou traitées d'une autre manière  ;
  • ou qu’elle retire son consentement à l’utilisation de ses données.

Le responsable du fichier doit procéder à l’effacement dans les meilleurs délais et au plus tard dans un délai d’1 mois, qui peut être porté à 3 compte tenu de la complexité de la demande.

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N’oubliez pas de conserver une copie du courriel ou de votre demande d’effacement. Dans une telle situation, en cas de réponse insatisfaisante ou d’absence de réponse sous un mois, vous pouvez saisir la CNIL.

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Sanction à défaut d’effacement des données ou en l’absence d’information

La CNIL vient de révéler une affaire. Des anciens salariés ou candidats, sur des postes de consultants affectés à divers projets techniques auprès d’entreprises clientes ont porté plainte auprès de la CNIL pour des difficultés rencontrées dans l’exercice de leur droit à l’effacement.

Après contrôle de la CNIL, il s’est avéré que sur les 265 demandes d’effacement, plus des trois quarts n’avaient pas été traitées ou ne l’avaient pas été de manière satisfaisante.

La société avait aussi manqué à son obligation d’informer les personnes ayant demandé l’effacement de leurs données des suites.

La société a ici été condamnée à une amende de 300 000 euros, tenant compte de la méconnaissance de principes essentiels en matière de droits des personnes, du nombre de personnes concernées et du fait que la société avait déjà été rappelée à ses obligations à deux reprises.

Autant dire que cela va inciter les entreprises à prendre les demandes des candidats et des salariés au sérieux !

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