Dans le cadre de la présentation d’un plan d'économies, le Gouvernement envisage la suppression de 2 jours fériés. Un document d'orientation a été envoyé aux partenaires sociaux et un délai leur est laissé jusqu'au 30 septembre 2025.
Lors d’une conférence de presse du 15 juillet 2025, le Premier ministre François Bayrou a proposé la suppression de 2 jours fériés.
Il pourrait s'agir du 8 mai et du lundi de Pâques par exemple.
Actuellement, il existe 11 jours fériés :
Mais parfois davantage dans certaines professions ou régions (comme le vendredi Saint en Alsace-Moselle).
Le 1er mai c'est le seul jour férié qui n’est pas travaillé selon le Code du travail (art. L. 3133-4).
Il s’agit d’une simple annonce. La mesure concrète devra figurer dans une des lois de finances de fin d’année. Elle ne s’appliquerait donc pas avant 2026 au plus tôt.
Il faudra également qu’elle remporte l’adhésion du Parlement qui vote ces lois. Pour information, lors des discussions autour de la dernière loi de financement de la Sécurité sociale, l’idée d’une 2nde journée de solidarité, sous la forme de 7 heures supplémentaires non payées, a été un temps intégrée au projet de loi. Mais la mesure n’avait pas fait consensus et avait été écartée.
Il a été précisé que les modalités de cette suppression seraient soumises à la négociation des partenaires sociaux.
A cette fin, le Gouvernement a invité les partenaires sociaux à ouvrir une négociation interprofessionnelle sur le sujet et à la mener à terme d’ici le 30 septembre 2025. Il leur a adressé un document dans lequel il fixe le cadre dans lequel il souhaite qu’ils négocient sur les modalités concrètes de mise en oeuvre de cette mesure. Ce document précise qu’il s’agit notamment de déterminer :
Une contribution serait exigée des entreprises en contrepartie de ces deux journées travaillées. A noter également que la fonction publique serait aussi concernée et que donc les écoles pourraient rester ouvertes.
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