Bonne nouvelle pour les salariés qui s’apprêtent à devenir parents : le congé de naissance va s’appliquer dès 2026. Mais il faudra attendre le 1er juillet 2026 pour réellement en bénéficier. Voici toutes les dernières précisions apportées par l’Assurance maladie dont les dernières le 20 février 2026..
Le congé de naissance est inscrit dans la loi de financement de la Sécurité sociale 2026.
Il s’agit d’un congé supplémentaire de naissance qui concernerait les deux parents et s’ajouterait au congé maternité ou paternité.
Il sera ainsi possible d’en bénéficier après avoir épuisé son droit à congé de maternité ou paternité. Sachant que la condition d’avoir épuisé son droit à congé ne s’appliquera pas au salarié qui n’a pas exercé tout ou partie de ce droit faute de pouvoir bénéficier des indemnités et allocations versées.
Le salarié ne pourra exercer aucune autre activité professionnelle pendant la durée du congé de naissance.
Le congé de naissance ne remplace pas le congé parental et la prestation partagée d'éducation de l'enfant (PreParE). Les 2 prestations pourront être prises l’une après l’autre.
Aucun cumul n’est possible avec :
Ce congé sera indemnisé à condition de cesser tout travail salarié pendant la période d’indemnisation et remplir certaines conditions prévues à l’article L. 313-1 du Code de la Sécurité sociale.
Le montant de l'indemnité, qui correspond à une fraction des revenus d’activité antérieurs soumis à cotisations à la date de l’interruption du travail, sera fixé par décret.
Attention, il est prévu que ce montant puisse être rendu dégressif entre le premier et le second mois de ce congé.
Le ministère du Travail a précisé que ce congé sera rémunéré à 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second mois. L’Assurance maladie a précisé que l’indemnisation se fera dans la limite du plafond de la Sécurité sociale, dont la valeur mensuelle est de 4005 € au 1er janvier 2026. Elle a aussi précisé que :
La durée de ce congé sera soit d’un mois, soit de deux mois, au choix du salarié. Ce congé pourra être fractionné en deux périodes d’un mois chacune.
Bon à savoir : Le congé total auprès de l’enfant sera donc au maximum de 4 mois. Sachant qu'une prise simultanée par les deux parents semble possible selon l’état actuel du texte (jusqu’à 2 mois chacun).
Il y aura un délai de prévenance de l’employeur quant à la date de prise du congé et à sa durée qui seront fixées par décret.
L’Assurance maladie a précisé que les parents bénéficiaires devront informer l’employeur dans un délai d’un mois en précisant :
A noter que l’accord de l’employeur n’est pas requis.
L’Assurance maladie a indiqué que ce délai de prévenance de 1 mois sera réduit à 15 jours lorsque le congé de naissance suit immédiatement le congé de paternité et d’accueil de l’enfant (ou d’adoption) et qu’il n’est pas possible de respecter le délai de droit commun de 1 mois.
Plusieurs garanties sont prévues pour le ou la salariée concerné(e) :
Ce congé s'appliquera :
Toutefois il ne sera accessible qu’à partir du 1er juillet 2026 selon une annonce du ministère du Travail qui souligne qu’initialement ce congé ne devait arriver qu’en juillet 2027 afin de permettre :
Concrètement, pour les parents d’enfants nés ou arrivés au foyer entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 ou dont la date de naissance était prévue à partir du 1er janvier 2026 mais qui sont nés prématurément, le congé supplémentaire de naissance pourra être mobilisé dans un délai maximum de 9 mois à compter du 1er juillet 2026, soit jusqu’au 31 mars 2027.
Pour les enfants nés à partir du 1er juillet 2026, le délai pour prendre ce congé supplémentaire de naissance sera de 9 mois à compter de la naissance de l’enfant (ou, pour les parents adoptants, suivant l’arrivée de l’enfant au foyer).
L’Assurance maladie a précisé que dans les cas où les congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou adoption sont allongés (naissances multiples, convention collective plus favorable…), le délai de 9 mois est allongé d’autant.
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